• Édito
  • L'apiculture un métier difficile !

L'apiculture un métier difficile !

Les apiculteurs et apicultrices préoccupés :

l'apiculture

  Cette ancestrale pratique qui consiste à cultiver les produits de la ruche (miel, cire, propolis, pollen, gelée royale,etc...), existent depuis fort longtemps . Durant ces 50 dernières années les techniques d'observation n'avaient que peu évolué. Toutefois avec l'apparition des nouvelles technologies , de la nano-informatique, la visualisation des déplacements des abeilles est désormais possible et est utilisée par les apiculteurs et les scientifiques. L’insémination artificielle et l’étude du trajet des abeilles équipées de micro-réflecteurs radar permet aujourd'hui de mieux comprendre nos colonies d'insectes et certaines espèces endémiques nécessaires à la pollinisation d'espaces sauvages.

L'intérêt des scientifiques au sujet des abeilles vient probablement du fait que celles-ci déclinent . Exemple frappant de ce déclin : la durée de vie d'une reine est passé de 5 ans à 3 ans en moins d'un quart de siècle ! Si l'utilisation d'insecticides , pesticides , fongicides,  sont des facteurs importants dans cette disparition inquiétante, nous cherchons d'autres causes à cette disparition.

L'apiculture vue par deux apiculteurs

Jane et Yves Russilly ont pu observer une évolution inquiétante sur la mort des colonies. En effet ces professionnels de l'apiculture par leurs connaissances et nombreux voyages, estiment que dans les années 70 la perte représentait 0 à 10 % de l'exploitation en France contre 30% dans les années 2000 . De nos jours certains parlent de 50 à 60% de pertes de leurs élevages ,  seuls les ruchers isolés de toute interaction "humaine" s'en sortent quasi indemnes .

Naturellement, nous ne pouvons qu'émettre des hypothèses sur les causes de ces pertes . Ce ne sont pas là des jugements de valeur mais des interrogations et réflexions constructives...
Les réflexions les plus probables étant :

  • L'utilisation par les particuliers et professionnels  d'insecticides , pesticides , fongicides  (les produits en "cides")
  • L'utilisation par les particuliers et professionnels de vermifuges parasitaires pour les animaux (domestiques, d'élevages)
  • La récolte intensive du miel , pollen , propolis , gelée royale , ...
  • Les ondes magnétiques des téléphones portables , wifi , bluetooth , radar ...
  • Le dérèglement climatique ...

Le métier d'apiculteur est devenu particulièrement difficile et demande une réelle passion pour les abeilles. Car l'apiculteur d'aujourd'hui est le premier touché par cette agriculture intensive déconnectée de toute logique éco-responsable et éco-durable. Cette agriculture dite "moderne" dénoncée par Pierre Rabhi, Matthieu Ricard, Nicolas Hulot et bien d'autres, n'est pas seulement un problème de techniques sur-productives, mais bien un problème de rapport entre l'homme et la nature où les premières victimes sont bel et bien les plus "sensibles" .
Si notre prise de conscience continue à être passive, il est fort probable que le métier d'apiculteur à terme disparaisse faute d'espaces sains pour placer les ruchers . Aidons nos apicultrices et apiculteurs à trouver les moyens valables pour la pérennité de cette belle profession. Aidons nos amis agriculteurs agricultrices , éleveurs éleveuses,  les particuliers à la campagne  , les particuliers dans les jardins ,dans les agglomérations à trouver et pratiquer des solutions pérennes pour le bien-être commun. Nous y arriverons avec la bonne volonté de tous . 

 

Dans notre rubrique " l'action écologique " nous avançons quelques réflexions .

     

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